« Initiative de Lomé » : Les trafiquants de faux médicaments, auront désormais forte affaire avec la justice en Afrique

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Un accord-cadre a été signé samedi 18 janvier 2020 à Lomé par des États africains à Lomé pour lutter contre les ravages des produits médicaux falsifiés. C’était dans le cadre de l’initiative dite de Lomé, portée par 7 pays à savoir la République du Sénégal, l’Ouganda, la Gambie, le Niger, le Congo, le Ghana et le Togo pour lutter contre le trafic de ces produits. Les spécialistes de la santé alertent l’opinion sur la menace grandissant des faux médicaments ces dernières années dans le monde.

Photo, les chefs d’Etat présents à Lomé à la signature de l’accord-cadre

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les produits médicaux falsifiés sont des médicaments, vaccins, diagnostics in vitro, ou appareils médicaux dont l’identité, l’origine, ou la composition est faussement représentée de manière délibérée ou frauduleuse.

Selon de récents rapports, le trafic des faux médicaments représente un enjeu sanitaire mondial de premier ordre quand il est démontré que 10 à 15% des produits pharmaceutiques vendus aujourd’hui dans le monde seraient falsifiés.

A en croire les estimations, le cas du continent africain est particulièrement préoccupant avec un taux de 60% de ces produits dans certaines régions. On indique que chaque année, le trafic de faux médicaments tue 122 000 enfants de moins de 5 ans.

« Les faux médicaments sont des tueurs silencieux qui causent un sérieux problème de santé publique, aucun effort  ne doit être épargné pour lutter contre ce fléau de notre temps », a déclaré le président Macky Sall du Sénégal à sa prise de parole lors de la rencontre de Lomé.

Pour son homologue Faure Gnassingbé du Togo c’est une lutte résolue et efficace contre le trafic des faux médicaments qui venait d’être engagée, « ce qui se joue concerne tous les peuples du monde et plus particulièrement ceux d’Afrique. Nous menons ici un combat pour la santé, le bien-être de tous l’accès à des soins de qualité à de coups abordables. Un combat qui témoigne de notre  foi en l’avenir et celui de nos enfants celui e l’Afrique », a-t-il martelé.

Et donc en signant cette convention, les états signataires s’engagent ainsi à entre autres, introduire rapidement de nouvelles législations visant à criminaliser le trafic de manière harmonisée, à mettre en place des mécanismes afin d’assurer l’application rigoureuse de la nouvelle législation pénale au niveau nationale et une coopération renforcée entre les parties.

L’objectif visé à travers l’initiative de Lomé d’après ses promoteurs est de renforcer et coordonner la lutte contre le trafic de médicaments et autres produits médicaux de qualité inférieur et falsifiés.

Il est à noter que l’initiative de Lomé reste ouverte à l’adhésion d’autres états africains pour des actions collectives plus renforcées.

Reporterdafrique

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