CÔTE D’IVOIRE: Couvre-feu contre le Covid-19, des victimes dénoncent la barbarie de forces de sécurité

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La crainte du gendarme vient substituer la crainte du Covid-19 en Côte d’Ivoire et dans un pays comme celui-ci, les pauvres populations se demandent déjà à quand la fin du calvaire ? Les ivoiriens vivent la terreur depuis le 24 mars dernier, début du couvre-feu décrété pour luter contre la pandémie du Coronavirus. Devant de telles faits, d’aucuns estiment déjà que les couvre-feu décrétés ça et là en Afrique ne sont que des artifices de chef d’États désavoués qui veulent juste régler des comptes.

Photo : Une des victimes portant des blessures 

Le vendredi 27 Mars 2020, à la résidence préfectorale à Danané, lors de la mise au point du respect des mesures de prévention prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Coronavirus, en présence des chefs de communautés, responsables des forces de l’ordre, autorités municipales et préfectorales de Danané, dame Anicette ZINGBÉ, 35 ans, commerçante a débarqué accompagnée de son oncle, se plaindre des violences qu’elle a subies dans la deuxième nuit de couvre-feu par les forces de sécurité.

En effet, ce jour-là , à la résidence du préfet de Danané, Anicette ZINGBÉ a exprimé publiquement son mécontentement envers les agents de sécurités en charge de l’exécution du couvre-feu dans la dite-ville.

“J’étais avec trois autres personnes, de jeunes locataires de la cour non fermée où j’habite à Gningleu. Assis dans le silence et consciente de l’heure du couvre-feu, ils avaient arrêtés la musique depuis 20h. Leur surprise a été la plus affreuse. Quand ils sont arrivés, ils ne nous ont pas adressé la moindre parole. Seulement ce sont des coups violents avec la matraque que nous avons reçu. C’était dans la nuit du mercredi 25 mars 2020 à 21heures 45 minutes”. A-t-elle partagé.

Devant les faits présentés, Diané BASSINIMA, Préfet de Département de Danané a pris l’engagement de “prendre en charge la santé de la victime plaignante.” En dépit de cette promesse, elle compte porter plainte pour réclamer justice .

Une autre victime, AZON Aymard, 30 ans, Technicien Réseau souffre encore d’une blessure dans à la hanche. “Nous étions là, nous ne jouons pas de la musique encore moins ne faisions pas des bruits. Ils ont fait irruption dans la cour en nous frappant sans nous laisser le temps de voir leurs visages. J’ai su que c’était les forces de sécurité lorsqu’ils se sont éloignés de nous et que nous les avions suvi de regard jusqu’au goudron.” A expliqué Aymard.

Ne comprenant toujours pas l’attitude de ces forces de Sécurité sensés à protéger les personnes et leurs biens qui ont agit de la sorte. Par ailleurs dame Anicette ZINGBÉ préconise “porter plainte au Tribunal Militaire d’Abidajan. Plusieurs comme moi sont dans la même situation ou pourraient être dans de cas pareil sans qu’il soit décrété une période de couvre-feu. Et le droit doit être récité.” Conclue-t-elle.

Rappelons, qu’à Danané, dans les trois premières nuits du couvre-feu, maints cas de récalcitrants et d’incivisme ont été déplorés par les forces de sécurité. Cependant il est important à tous de savoir qu’un couvre-feu est une interdiction à la population de circuler dans la rue durant une certaine période de la journée, qui est généralement le soir et tôt le matin. Elle est ordonnée par le gouvernement ou tout responsable d’un pays, d’une région ou d’une ville, en cas d’un état d’urgence.

Reporterdafrique

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