Covid-19 : Dernières minutes, de graves scandales signalés à la prison civile de Lomé

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La crise sanitaire liée au covid-19 cré des soucis à la prison civile de Lomé qui enregistre depuis dimanche dernier, une vaintaine de cas confirmés de la maladie parmi les détenus. Ce mardi au matin, des prisonniers réclament de meilleurs conditions de protection ainsi que leur libération immédiate ont essuyé des gazs lacrymogènes et tires à balles en caoutchouc. Contactées, les autorités pénitentiaires qualifient l’incident de “petite manifestations” et rejettent toute libération immédiate de détenus. 

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Il n’est nul doute que la prison civile de Lomé est un lieu d’encombrement pour les détenus qui peinent à subsister au jour le jour. Ce centretre de détention, qualifié dans les milieux des droits de l’Homme de “scandale” du système carcéral togolais, censé accueillir 600 prisonniers en contient près de 2000, soit un taux d’occupation de plus de 200%.

Cette maison d’arrêt qui héberge à ce jour plusieurs détenus politiques dont Kpatcha Gnassingbé a été le théâtre d’affrontements entre les prisonniers et les forces de l’ordre ce mardi.

Selon des sources, ces personnes en conflit avec la loi protestent contre l’insuffisance de mesures requises pouvant les protéger contre la propagation du covid-19 à l’intérieur de la prison. Aussi, les détenus revendiquent leur libération immédiate depuis la découverte de 19 cas confirmés au covid-19 au sein de la prison.

Dépêchée sur les lieux, la police anti-émeute a réprimé cette manifestation par des tires de gaz lacrymogènes et de de balles en caoutchouc.

Si certains journaux de la capitale togolaise parlent d’un bilan qui donne, plusieurs blessés avec des murs et des portes défoncés, les premiers responsables de l’administration pénitentiaire de la prison civile de Lomé qualifient l’incident de mineur et sans blessures ni dégâts. “Il s’agit d’une petite manifestation qui a été très vite maîtrisée. Aucun dégât n’est à signaler et aucun mur de la prison n’a été détruit”, a déclaré Idrissou Akibou,Directeur général de la prison civile de Lomé . Il précise et d’ajouter, la libération des détenus respectent des conditions procédurales. “Nous nous sommes convenus sur des choses qui devraient être appliquées à partir de ce jour. Mais je me suis réveillé avec l’information des manifestations. On ne peut pas libérer des gens comme ça. La libération des détenus répond à un certain nombre de procédures”.

Rappelons que Plusieurs détenus ont été déjà graciés par le Chef de l’Etat togolais dans le cadre de la lutte contre ce virus et en considération d’un appel de l’OMS de désengorger les milieux incarceraux relativement surpeuplés dans le monde . Répondant à cet appel au Togo Environs 1048 detenus avaient été libérés pour des raisons liées à la pandémie .

Le Haut commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme avait pour sa part demandé il y a deux ans, la fermeture de la prison civile de Lomé.

Reporterdafrique

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