Togo: Présidentielles de 2020, face à Faure Gnassingbé, Jean-Pierre Fabre parle de la possibilité d’une alliance de l’opposition autour de Mgr Fanoko Kpodzro

0
582
Photo, Jean-Pierre Fabre

Les élections présidentielles de 2020 hantent les esprits au Togo tant dans les rangs du pouvoir que dans les états majors de l’opposition. Le sujet, de plus en plus omniprésent sur les lèvres ne cesse de couler d’encres à l’approche du scrutin. Jeudi à l’occasion du lancement du rapport doing busnesse 2020 à Lomé, le Président  Faure Gnassingbé probablement candidat à sa propre succession pour un quatrième mandat l’évoquait en précisant que le scrutin aura lieu tôt au premier semestre de 2020.

Pour Jean-Pierre Fabre et ses compagnons de lutte de l’opposition, la révision électorale que prépare pour bientôt la CENI et la sortie de la Cour constitutionnelle dans le cadre de ces élections en vues  sont des manœuvres à prendre au sérieux.  Semble-il et surtout est- il possible, de voir dans les jours et semaines à venir les partis politiques et candidats déclarés à la présidentielle de 2020, regroupés autour de Mgr Fanoko Kpodzro, pour travailler ensembles avec l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Le Parti National Panafricain (PNP) n’est pas exclu.

Jean-Pierre Fabre, le Président national de l’ANC a effleuré le sujet lundi en annonçant que “des surprises sont en cours”. Selon le candidat à la présidentielle de 2020, les ambitions de l’ANC pour les togolais au sujet de ce scrutin sont au-dessus de tout, ce qui peut amener ce parti à consentir des efforts considérables. Si le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR) se déclare encore gagnant au lendemain de cette élection, a-t-il souligné sur une radio de la place,  l’opposition est appelée à “céder ou à ‘disparaître”.

L’opposant, actuel Maire de la commune d’Amoutiévé (golfe4) a lancé un appel à la population togolaise, à ses collègues de l’opposition, même au Parti National Panafricain (PNP) et à la communauté internationale. Il a appelé la population togolaise à se mobiliser pour exercer la pression nécessaire afin d’obtenir la révision du cadre électoral et rester mobilisée pour défendre les résultats.

« De mes collègues, j’attends que nous conjuguions nos efforts pour aller dans le sens de la pression nécessaires pour avoir les meilleures conditions pour les élections. Je lance un appel à tous mes collègues, y compris le PNP. Je leur dis que toutes les occasions de révolution peuvent surgir de toutes les situations, y compris celle de lutte pour l’amélioration du cadre électoral. Il faut que les Togolais travaillent comme s’ils étaient seuls, il faut qu’ils oublient la communauté internationale », a-t-il déclaré sur Victoire FM.

De la communauté internationale, le leader de l’ANC attend qu’elle complète la pression des Togolais et qu’elle conjugue les efforts avec ceux des Togolais pour se libérer.

De la révision électorale en vue, M. Fabre voit que la CENI court vers un précipice. A propos de la Cour constitutionnelle, il dit ne pas comprendre pourquoi le pouvoir brandit la révision constitutionnelle du 8 mai 2019 pour justifier l’éligibilité de son ‘champion’, Faure Gnassingbé à un 4 mandat mais ne veut pas évoquer la même révision pour recomposer la Cour constitutionnelle.

A l’ANC, on pense qu’avant la présidentielle de 2020, la révision du cadre électoral doit porter sur l’essentiel. Le fichier électoral, selon M. Fabre, a subi de ‘lourdes manipulations’ à des endroits. Il faut un nouveau recensement électoral, recomposer la CENI et ses démembrements, la Cour constitutionnelle et régler le problème des votes spéciaux qui, a-t-il estimé, est une occasion pour le pouvoir de pratiquer des votes multiples.

Jean-Pierre Fabre attend aussi l’authentification des bulletins de vote, que l’observation des élections et la loi sur les libertés soient revues.

Reporterdafrique, avec globalactu

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here