Insécurité au Togo, des corps habillés violentés et brûlés… leurs armes emportées, le gouvernement met en garde et ouvre une enquête

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Photo, les ministres Yark et Trimua

Alors que le pays s’apprête à organiser des élections présidentielles en début de l’année 2020, des individus “connus” selon le gouvernement togolais veulent semer la panique et traîner le pays vers des lendemains incertains.

Mais le gouvernement qui met en garde contre des actes qu’il qualifie de criminels, barbares et inutiles, dit connaître les agresseurs qui depuis un bon moment entretiennent une campagne relative à une insurrection armée sur les réseaux sociaux ciblant des villes comme Lomé, Atakpamé, Sokodé, Anié, Tchamba et autres.

D’après le gouvernement, un groupe d’individus soit disant révolutionnaires projettent poser des actes de déstabilisation du pays. Les individus en question ont prévu bloquer la route nationale N°1, s’attaquer aux édifices de l’état, incendier des stations d’essence et résister aux forces de l’ordre par tous les moyens à compter du 23 novembre pour déboucher sur une insurrection armée.

Lors d’une conférence de presse conjointement animée par le ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame, et son collègue du département des droits de l’Homme Christian Trimua, le gouvernent informe d’une situation inquiétante sur fond de violences qui s’est produite samedi 23 novembre 2019 dans les villes de Lomé la capitale et de Sokodé à l’intérieur du pays.

Chose curieuse bien entendu, des organisations de la société civile tel que le Front citoyen Togo debout et autres mouvements anti pouvoir ont de leur part prévu manifester pacifiquement ce même 23 novembre à Lomé.

Selon un compte rendu présenté par le ministre Yark Damehame,alors qu’ils étaient en patrouille dans la ville de Lomé, des corps habillés de la gendarmerie à bord de leur engin ont été pris dans une partie de violence orchestrée par des individus armés de machettes et camouflés dans des tenus noires  aux environs de 2h du matin précisément dans le quartier d’Agoè Nyivé à la hauteur de l’échangeur. Des suites de ces actes, 3 gendarmes ont été blessés, dont 1 sévèrement  poignardé à coup de machette dans le dos, un autre gravement blessé avec une ouverture à la tête  et un troisième brûlé. Deux autres gendarmes qui étaient de garde au niveau de la banque atlantique du même quartier ont également été agressés par les mêmes individus qui ont emporté les armes des victimes. Des citoyens lambda qui passaient dans les environs ont également payé un lourd tribut dans la série d’agression de ce jour dans le quartier d’Agoè où ils ont vu leurs véhicules brûlés pour certains et saccagés pour d’autres  dans les environs de la station d’essence étoile du soir. Dans leur élan, les agresseurs ont tout de même  tenté sans succès de s’en prendre au commissariat de police du quartier faisant usage de cocktail molotov.

Dans la ville de Sokodé, on indique que deux gendarmes de service dans une station d’essence ont été agressés dont un blessé à la machette  et une de leurs armes emportée toujours d’après le rapport du ministre de la sécurité sur la situation.

Le bilan de cette seule journée du 23 novembre 2019 qui n’est que le début d’une série d’attaques du genre sur l’ensemble du territoire togolais selon les agresseurs à en croire le ministre, fait état de 4 blessés parmi les forces de l’ordre, une dizaine de véhicules brûlés ou saccagés et 4 armes de guerre de type AK 47 dont 3 à Lomé et 1 à Sokodé ont été emportées par les auteurs de l’agression.

Les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires  sont connus selon les dires du ministre Yark qui affiche une certitude, comme quoi, « ils  ont intérêt à ramener les armes emportées ». A-t-il averti.

“On mettra tout en oeuvre pour les retrouver”.

Le gouvernement en appelle à la vigilance de tous les citoyens pour retrouver les agresseurs en vue de répondre de leurs actes. « Le gouvernent tient à rassurer le peuple togolais qu’il va assumer ses responsabilités pour assurer leur sécurité et dit à ces meneurs qui sont connus de faire beaucoup attention, de réfléchir avant de poser leurs actes car ils seront recherchés et mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes », a-t-il rassuré.

Sur la question des armes emportées, le général Yark s’affiche catégorique et conseille plutôt aux agresseurs de les rendre « ce qu’ils veulent en faire ils sont les seuls à le savoir, mais je leur dis de ne pas essayer, ils ne pourront pas s’en sortir, si j’ai un conseil à leur donner, c’est de  déposer ces armes quelque part si non, ils ont cherché, ils vont trouver » a martelé le ministre très énergique.

Reporterdafrique    

 

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