Développement au Togo : Quand le projet PDRI-MO génère des résultats concrets

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Depuis sa mise en œuvre en 2012, le Projet de développement rural intégré de la plaine de Mô (PDRI-Mô), lancé pour le désenclavement des milieux ruraux au niveau de la frontière Togo-Ghana et pour améliorer la résilience des populations a permis aux pouvoirs publics togolais de trouver des solutions à des difficultés auxquelles les bénéficiaires sont confrontées au quotidien.

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Selon les rapports de suivi du projet, le projet déjà arrivé à son terme a fait passer l’effectif des enfants au cours primaire de dix mille soixante-cinq (10.065) à onze mille cinq cent quarante-deux (11.542), soit une augmentation de 14,5%. De fait, le PDRI-Mô a réduit de trente-deux mille huit cent soixante-seize (32.876) à vingt-sept mille six cent seize (27.616) le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté, ce qui équivaut à une réduction de 14%. Mieux, le revenu moyen des ménages est passé à cent trente-six mille cinq cent quinze (136.515) contre cent dix-sept mille sept cent trente-six (117.736) francs CFA, soit une hausse de 16%. De surcroît, cent cinquante-trois (153) organisations professionnelles de base ont été rendues fonctionnelles et sont reconnues par l’Etat.

Les productions de riz et de maïs ont respectivement accru de 32% et 67% grâce aux techniques ainsi qu’aux technologies introduites par le projet pour améliorer davantage les rendements des cultures. Surtout, les actions sanitaires, médicales et zootechniques ont engendré une hausse d’environ 70% de la taille du cheptel par ménage. Précisément, le taux de fréquentation des dispensaires est passé de 35 à 48,9%, ce qui équivaut à une augmentation de 13,9%. Au niveau des infrastructures, 174 km de pistes réalisées fluidifient nettement la circulation des personnes et des biens entre les villages de la zone, des alentours et des centres urbains. En matière d’accès aux ressources vitales de base, le PDRI-Mô a permis de réaliser et/ou réhabiliter cent trente-neuf (139) forages, deux (02) mini adductions d’eau potable à Djarkpanga et Tindjassi, 18 points d’eau autonomes équipés d’énergie solaire. Selon les statistiques, le forage ou le poste d’eau autonome sert de principale source d’eau à 75,2% des ménages ; 5,7% s’approvisionnement à la borne-fontaine et 1,1% au puit moderne.

Néanmoins, 17,2% des ménages continuent d’employer les marigots, rivières, barrages pour boire de l’eau. A ce jour, les activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre du PDRI-Mô ont été exécutées dans leur entièreté. Cependant, le pays va se lancer à la recherche de financement pour la deuxième phase du projet et entrevoit la poursuite des travaux d’aménagement de 30 ha de bas-fonds et de 4500 ha de ZAAP ; le contrôle et la surveillance des travaux d’aménagement ; l’appui-accompagnement des paysans pour la mise en valeur des Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP) ainsi qu’une acquisition des tracteurs et équipements agricoles.

La Rédaction

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