Togo : Présidentielle de 2020, l’ANC dénonce « des dérives liberticides graves » et interpelle la CENI

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Pendant que les opérations de charmes se poursuivent sur l’ensemble du territoire togolais pour la tenue du scrutin présidentiel du 22 février 2020, le candidat de l’Alliance National pour le Changement (ANC) un des parti de l’opposition, se sent lésé dans ses droits sur le terrain.

Photo: Les premiers responsables de l’ANC lors de la conférence à Lomé

Le sujet a fait l’objet d’une conférence de presse animée ce mardi 11 février 2020 par les premiers responsables de cette formation politique de l’opposition togolaise que dirige l’opposant Jean Pierre Fabre.

« L’objet de cette conférence est de porter à votre connaissance les dérives liberticides du parti au pouvoir au moment où les 7 candidats à l’élection présidentiel du 22 février 2020 sont appelés à faire campagne sur toute l’étendue du territoire quelque soient leurs couleurs politiques », lit-on dans une déclaration liminaire ayant sanctionné la rencontre.

L’ANC dénonce des actes qu’il qualifie de tribalismes et de provocation dont sont victimes ses équipes de campagne conduites par le candidat Jean Pierre Fabre à l’intérieur du pays ces derniers jours.

Ainsi à travers la déclaration liminaire lue à l’occasion de cette conférence, le parti indique que, « dès le lancement de la campagne électorale le 6 février 2020, le Président Jean Pierre Fabre candidat de l’ANC en tournée dans les régions des savanes, de la Kara, et centrale ne cesse de rencontrer les pierres difficultés pour battre campagne comme la loi l’y autorise.

Ainsi, le lundi 10 février 2020, dans l’après-midi, des individus se réclamant du parti RPT/UNIR arborant des tricots, foulards et casquettes à l’effigie du candidat Faure Gnassingbé, empêchent la tenue à Bassar du meeting de campagne de l’ANC.

Ces individus à motos et à bord de camions et de véhicules pick up 4X4 armés de bâtons, de machettes et d’objets contondants provoquent et intimident les populations sous le regard indifférent des forces de l’ordre et des représentants de la CENI, institution chargée de l’organisation de l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Déjà dans la matinée du lundi 10 février 2020, le meeting de l’ANC, prévu à Guérinkouka à 10 h n’a pas pu avoir lieu, les autorités locales notamment le préfet et le maire refusant de donner un site précis pour sa tenue, usant et abusant d’obstructions et d’entraves de toutes sortes.

Ainsi, le vendredi 7 février 2020 le meeting de Cinkassé est interdit. Les militants de l’ANC ont dû se résoudre à accueillir le candidat jean Pierre Fabre sous un arbre au bord de la route à l’entrée de la ville.

Le meeting prévu à Gnando, le samedi 8 février 2020 est interdit par le préfet au prétexte que le candidat Faure Gnassingbé est en campagne électorale dans la région.

L’ANC dénonce et condamne ces comportement antirépublicains, les harcèlements et menaces de la part des autorités locales ainsi que les dérives liberticides du régime RPT/UNIR qui poursuit ses manœuvres d’intimidations et d’agressions des responsables, militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition démocratique notamment de l’ANC.

L’ANC demande à la CENI d’agir en faisant en sorte que tous les candidats et leur parti puissent effectivement et pleinement jouir des libertés publiques reconnues et garanties par la constitution et les lois de la République », a poursuivi la déclaration liminaire de l’ANC.

« A moins de considérer que ces de la pure provocation et d’empêcher les candidats régulièrement en lice pour les élections présidentielles de battre campagne, Il n’y pas de raisons qui justifieraient ces genres de ce comportement complètement rétrogrades et en dessa  de la loi », a martelé Isabel Améganvi 2ème Vice-Présidente de l’ANC.

Reporterdafrique

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