Érosion côtière au Togo : La LCT indexée, les victimes exigent réparations de la banque mondiale

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Des collectivités du littoral togolais se plaignent contre la banque mondiale principale, financière de la construction de Lomé Container Terminal (LCT). Pour le collectif des personnes victimes d’érosion côtière, en conférence de presse jeudi 02 juillet 2020 à Lomé, les villageois dont les habitations sont complètement envieillies par la mer du fait de l’avancée galopante de l’érosion côtière, la construction de la LCT en 2006 est une construction qui ne respecte pas les normes environnementales et qui aggrave leur situation de désarroi. Au nombre de 13 villages au total, elles exigent des indemnisations de la part de la banque mondiale pour restaurer le littorale et se refaire un second logement.

Edoh Tomdo, Porte-parole du collectif des victimes d’érosion cotière

Au Togo, il est un fait que l’avancée de la mer fait d’énormes dégâts ces dernières années notamment dans les rangs des populations riveraines. Agbavi, Avépozo, Gbodjomé, Baguida, Agbodrafo, Kpémé et bien d’autres localités du littorale sont victimes du phénomène. Selon une étude récente, environ 2000 personnes sont devenues des sans-abris du fait de l’avancée de l’érosion côtière renforcée par les travaux de construction de la LCT.

Une plainte déposée par les populations en 2015 sur la table du bureau du conseiller- médiateur pour l’application des directives Ombudsman (CAO), relève entre autres la perte des fermes, de plantations et de sites touristiques qui constituaient la base de leur moyen de subsistance la modification du littoral par la montée du niveau de la mer rendant difficile les activités de pêches ainsi que la perte de sites religieux et d’infrastructures locales y compris des marchées et des écoles.

A en croire le collectif, une étude d’impact de la (CAO) réalisée en 2016 sur le littoral exige un dédommagement des populations de la part de la LCT. Une recommandation qui reste lettre morte jusqu’à ce jour pendant que les pauvres populations subissent les effets de la dégradation de leur environnement au quotidien. « Les recommandations du rapport de la CAO disent que la LCT fassent le nécessaire pour rencontrer et dédommager les populations selon les textes prévus par la banque mondial et depuis 2016 c’est silence radio c’est pourquoi nous sortons encore une fois pour attirer l’attention de la banque mondiale sur le sujet afin que nous soyons dédommagés et que quelque chose soit faite pour sauver la côte togolaise », partagé Edoh Tomdo Porte-parole du collectif des victimes d’érosion côtière.

Reporterdafrique

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