Nouveau braquage au Togo, et la série de la psychose se poursuit…

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Photos: Les faits

Un nouveau braquage vient d’être enregistré en plein cœur de Lomé la capitale togolaise précisément à Bè-Kpéhénou, un quartier du centre de la ville. Cette fois, les bandits ont choisi de diversifier leurs cibles. Ils ont encore réussi dans la nuit de ce samedi 13 juillet à opérer dans une boutique de transfert d’argent flooz et Tmoney,  un établissement privé d’où ils ont pu emporter une lourde somme d’argent après avoir fait un blessé par des tirs à l’arme à feu.

« C’est une boutique de transfert d’argent Flooz et Tmoney qui nous fait face qu’ils sont venus braquer. Nous avons notre atelier face à la boutique. Quand les braqueurs sont arrivés, ils tiraient dans tous les sens et nous nous sommes couchés par terre pour nous sauver la vie. Des trois jeunes qui y travaillent, deux ont pu fuir et ils ont tiré dans les pieds du troisième avant de partir avec l’argent », rapporte un témoin rencontré sur les lieux.

Le phénomène devient ordinaire ces derniers temps au Togo, un État pourtant dit “de droit”  où les citoyens ne peuvent plus aller retirer la moindre somme d’argent à la banque et retourner chez eux sans se faire braquer en cours de chemain par ces hors la loi bien armés souvent à dos de motos non immatriculées.

Ce nouveau cas enregistré à Bè-Kpéhénou vient s’ajouter à la longue et triste liste de Shenchen qui a eu lieu cette même semaine sur la voie Lomé-Vogan dans les voisinages de la ville de kpomé, où les malfrats déguisés dans des uniformes de la polices nationale ont empoté un véhicule après avoir tué l’occupant par balle. Le cas de Super Taco et celui de l’Université de Lomé où 19 million et 5 000 000 ont respectivement été enlevés restent vifs dans les esprits.

En conférence de presse mardi à Lomé pour faire le point de la situation sécuritaire de ces six derniers mois de l’année en cours, le ministre de la sécurité  et de la protection civile Yark Damehame a présenté un tableau qui fait état de 45 faits de voles à mains armées constatés et 05 tentatives de braquages à l’issu desquelles les malfrats ont réussi à emporter un butin de 142 000 000 de francs CFA, 4 morts et 18 blessés.

Selon le Ministre Général de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis plus de 14 ans maintenant après 38 ans de règne de son feu père Gnassingbé Ayadéma, lui aussi, un autre Général, le fléau connait un accent particulier dans les villes de Lomé, les préfectures de Zio, Haho, Yoto et Cincassé soit 06 braquages par moi dans le pays.

Devant cette situation qualifiée de “honte nationale” par certains, le gouvernement par le Ministère en charge de la sécurité, en guise de mesures d’endiguement, demande aux populations de « collaborer »  surtout ceux qui manient de gros sous de « se faire accompagner par les forces de l’ordre quand ils vont à la banque pour retirer d’importantes sommes ». Un aveu que certains togolais qualifient « d’impuissance » du gouvernement d’un régime cinquantenaire devant les braqueurs.

Avec ces derniers cas de braquages, le Général de Brigade qui peut-être aurait besion de grade supérieur et de gallons suplémentaires pour pouvoir ne serait-ce-qu’appréhender un seul de ces braqueurs libres commes des poisons dans l’eau qui eux, à défaut d’être des généraux, n’ont que leurs armes et leurs motos pour agresser les togolais en toute impunité.

Monsieur le Ministre de la Sécurité doit donc  revoir ses chiffres et son système sécuritaire en place à Lomé et sur l’ensemble du territoire puisque la série noire des braquages se poursuit ainsi et se généralise dans le pays sans que les braqueurs qui opèrent de jour comme de nuit à visage découvert avec les mêmes modes d’opération précitées ne soient ni identifiés ni arrêtés dans leurs élan infernal contre les pauvres citoyens togolais meurtris qui voient leurs années de dure labeur arrachés sans savoir à quel saint se vouer.

Mais puisque ces voleurs à mains armées donnent l’impression d’avoir encore de beaux jours devant eux dans leur macabres actes, les togolais, la peur au ventre eux, se demandent à qui le tour après Bè-Kpéhénou ? quand ceux à qui ils ont confié leur destin se montrent impuissants devant ces braqueurs tout puissant que rien n’inquiète pour le moment et ce, jusqu’à preuve du contraire.

Reporterdafrique

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