Au Togo, la BAD et la FAO volent au secours des agriculteurs pour lutter contre la chenille légionnaire d’automne

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Photo: Ouverture des travaux

Le danger de l’insécurité alimentaire qui guette le Togo à travers les ravages des champs de maïs par la chenille légionnaire d’automne, un insecte signalé pour la première fois au cours de la campagne agricole de 2016 avec à la Clé, la destruction de plusieurs champs de maïs notamment dans le sud du pays semble s’éloigner.

Selon les spécialistes, la chenille légionnaire d’automne, encore appelée spodoptera frugiperda, est l’un des ravageurs de l’ordre des lepidopteres (papions) qui se nourrissent en grand nombre de feuilles et de tiges de plus de 80 espèces végétales au monde.

Plus de panique dans les rangs des paysans togolais puisqu’ un accord tripartite signé en mars dernier entre le gouvernement, la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en vue de la mise en œuvre du “projet d’aide d’urgence pour la lutte contre l’invasion de la chenille légionnaire d’automne au Togo”, porte en fin sais fruits.

Au nom de cet accord, les acteurs de la chaîne agricole togolaise notamment les chercheurs et les formateurs engagés dans la lutte intégrée contre la chenille légionnaire d’automne prennent part à une session de renforcement de capacités ouverte ce mercredi 17 juillet à Lomé dans le cadre dudit projet.

“La FAO s’est vu dans ce rôle de leadership des partenaires de lutte contre la chenille légionnaire en Afrique afin que l’ensemble des pays africains aient  un plan d’action commune et c’est dans cette lancée que la FAO a intervenu auprès du gouvernement à mobiliser auprès de la BAD 1million de dollars au titre des projets d’urgence pour mener une série d’activités dont cet atelier de formation”, a précisé Diwa Oyétoundé, Chargé de programme du bureau de la FAO au Togo.

Ce séminaire de formation qui réunit une quarantaine de participants venus de tout le pays, a cours jusqu’au 19 juillet prochain et focalise l’attention de ces derniers sur  la reconnaissance de ce ravageur qui menace dangereusement la sécurité alimentaire dans le pays si rien n’est fait.

Il s’agit essentiellement au cours de ces trois jours de travaux, de partager avec les formateur des formateurs, les résultats des études effectuées sur ces ravageurs répandus sur tout le territoire togolais et de les outiller sur sa biologie, son écologie, ainsi que les méthodes et outils de sa surveillance.

La vision à terme à en croire le gouvernement togolais et ses partenaires à travers les Direction de la protection des végétaux, est de constituer un échantillon de formateurs issus des structures impliquées dans la lutte contre la chenille légionnaire d’automne qui soient capables à leur tour de former d’autres acteurs sur le sujet et réduire les pertes de production de maïs et autres céréales touchés.

Reporterdafrique

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